Réforme fiscale en Roumanie : ce que les entreprises doivent anticiper dès 2025

Le Fonds Monétaire International (FMI) a publié un ensemble de recommandations fiscales pour la Roumanie, visant à rééquilibrer la charge fiscale du travail vers la consommation et, dans une moindre mesure, le capital. Si ces réformes sont pleinement mises en œuvre, elles pourraient générer des recettes supplémentaires équivalant à 1,2 % du PIB dès 2025.
👉 Pour les entreprises françaises déjà implantées en Roumanie, ou en phase de développement, cette transformation du système fiscal appelle à une veille stratégique attentive.
🔁 Vers un changement de paradigme : de la fiscalité sur le travail à celle sur la consommation
L’un des piliers de cette réforme repose sur l’abandon de l’actuelle flat tax de 10 % sur les revenus du travail, au profit d’un système progressif à deux tranches :
- 15 % pour les revenus moyens
- 25 % pour les hauts revenus
En contrepartie, le FMI recommande de réduire significativement, voire supprimer, la contribution à l’assurance santé pour la majorité des contribuables. Des ajustements sur les pensions (via la non-déductibilité ou l’imposition directe) sont également envisagés.
📌 Ce que cela signifie pour les entreprises françaises :
- ✅ Réduction de la pression fiscale sur les bas et moyens salaires, un atout pour le recrutement et la rétention des talents locaux.
- ⚠️ Hausse potentielle du coût du travail pour les hauts profils (cadres, dirigeants), à intégrer dans les prévisions budgétaires.
🏢 Fiscalité du capital et de l’immobilier : plus d’équité, moins d’exonérations
Le FMI suggère plusieurs mesures impactant les revenus du capital :
- Hausse de l’impôt sur les dividendes de 8 % à 10 %
- Fusion de l’impôt foncier sur les terrains et les bâtiments, avec réduction des exonérations
- Réforme de la fiscalité des entreprises avec suppression du crédit d’impôt pour les dons, et refonte de l’exonération sur les bénéfices réinvestis (remplacée par un crédit d’impôt plafonné)
Les incitations à la recherche & développement seraient restructurées sous forme de crédit d’impôt remboursable, tandis que le seuil d’éligibilité au régime micro-entreprise serait réduit drastiquement (de 500 000 € à environ 88 500 €).
💡 Opportunités pour les entreprises françaises :
- 💼 Anticiper l’évolution des régimes fiscaux selon le chiffre d’affaires
- 📈 Mieux valoriser les investissements R&D grâce à des mécanismes plus souples
- 🧾 Adapter les structures juridiques et financières de leurs filiales pour optimiser la charge fiscale
🛍️ Taxation de la consommation : TVA, accises et environnement
Le FMI recommande de relever la TVA standard de 19 % à 20 % en 2025, puis à 21 %, avec la suppression progressive des taux réduits – à l’exception des aliments de base. Les accises sur le tabac, l’alcool, les vins et les carburants devraient également être ajustées, selon l’inflation ou les niveaux optimaux européens.
🌍 Focus durabilité : fiscalité verte en perspective
Les hausses prévues sur les carburants fossiles s’inscrivent dans une logique de transition énergétique, qui pourrait accélérer la demande en solutions durables. Pour les entreprises françaises positionnées dans le green tech, la mobilité, ou l’efficacité énergétique, cela crée un terrain propice à l’export et à la collaboration.
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