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La Serbie ambitionne d’attirer les entreprises de la Tech

serbie entreprise tech

La ministre de l’économie Serbe, Andjelka Atanaskovic, travaille au développement et à la modernisation de la Serbie en tant que destination d’investissement et met l’accent sur le fait d’accueillir autant d’entreprises high-tech que possible.

Dans une interview, la ministre a indiqué qu’une politique active visant à attirer de solides investissements nationaux et étrangers serait poursuivie, que des efforts seraient faits pour stimuler la productivité globale des entreprises serbes et a annoncé un soutien encore plus important aux start-ups, au secteur des PME et à l’esprit d’entreprise.

Elle a déclaré que les investisseurs locaux et étrangers avaient les mêmes droits :

Il est important de noter que les investisseurs étrangers sont ceux qui apportent des pratiques commerciales positives et une nouvelle qualité à l’économie serbe et qui obligent les entreprises nationales dans la chaîne d’approvisionnement à être meilleures et à améliorer leurs normes“.

Ces déclarations devront se traduire par des mesures visant ces implantations. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour ce pays qui s’ouvre de plus en plus à l’Europe (lire notre article : 250% de croissance des échanges commerciaux avec l’UE)

Source : tanjug.rs

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Relier la mer Baltique à la mer Noire, nouvelle ambition américaine

Autoroute Gdansk Constanta
Image d’illustration ne réprésentant pas le tracé encore à définir.

Une délégation roumaine était présente le vendredi 10 octobre à Washington pour la signature d’un accord historique portant sur le développement du nucléaire en Roumanie (à lire dans notre article). Une annonce surprise tout aussi importante a été faite pour le développement de l’économie roumaine.


« Nous allons commencer le déroulement d’un nouveau projet pour la Roumanie, avec la Pologne, pour la construction d’une autoroute et d’une voix ferrée qui lieraient Constanta, de la Mer Noire, et Gdansk, de la Mer Baltique. Ce projet d’infrastructure réprésentera un bénéfice important pour les économies roumaine et polonaise, mais également pour les économies de la région, pour les années à venir » a déclaré depuis Washington Adrian Zuckerman, ambassadeur américain en Roumanie.


Afin que ce projet soit vraiment efficace, le port roumain de Constanta devra également être améliorer. Une autoroute et une voie ferrée entre les deux villes portuères permettraient aux marchandises de circuler plus rapidement. Ce projet est d’autant plus important pour la Roumanie dont les infrastructures constituent encore à ce jour un point faible.


Dans le plan de relance de l’économie proposé par le gouvernement roumain, il est question de construire 3000 km d’autoroute et de voie express d’ici à 2030. Il faudra attendre plus de précision sur le financement de ce projet initié par les Américains pour voir dans quel mesure il s’encadre dans le plan d’infrastructure roumain.

Source : ro.usembassady.gov

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Analyse : Les investissements étrangers en Roumanie

IDE

La Banque Nationale Roumaine (BNR) a publié mercredi 30 septembre, les derniers chiffres concernant les investissements directs étrangers (IDE) en Roumanie. Ce pays d’Europe de l’Est a attiré l’année dernière 5,17 milliards d’euros d’investissement étrangers. 2,2 milliards représentent les apports au capital des entreprises et 2,8 milliards un réinvestissement des profits. En 2019, le solde total des investissements étrangers directs a atteint 88,3 milliards d’euros.

Pour la deuxième année consécutive, le niveau des IDE dépasse la barre de 5 milliards d’euros, après les 5,26 milliards investis en 2018 (4,5 mds en 2016 et 4,7 mds en 2017).

Jusqu’en 2018, la plus grande contribution du flux net des IDE était enregistrée dans les apports au capital propre des entreprises (le record était de 4,2 milliards d’euros en 2014). Pour la première fois, en 2019, le réinvestissement des profits dépasse les apports au capital (2,8 mds contre 2,2 mds).

Le commerce attire le plus de nouveaux investissements

Malgré le dépassement de la barre des 5 milliards d’euros en Roumanie en 2019, la part des IDE dans le PIB local est en léger recul : 2,3% en 2019 contre 2,6% en 2017 et 2018. Rapporté au total de la population, le flux net des IDE représente 267 euros par habitant.

Le commerce reste le secteur qui a attiré le plus d’investissement en 2019 (1,8 milliards d’euros), sur fond de forte croissance de la consommation. 1,3 milliard d’euros ont été orientés vers l’industrie, dont 980 millions d’euros ont bénéficié à des activités de production comme le secteur des aliments, boissons et tabacs (309 millions d’euros), des moyens de transport (214 millions d’euros) ou des équipements (93 millions d’euros). En parallèle, les intermédiaires financiers et les assurances ont attirés 1,1 milliard d’IDE pour la même année. Un autre secteur porteur, celui de l’informatique et des communications a généré un flux de 447 millions d’euros en 2019.

Près de 40% du PIB roumain constitué d’investissements étrangers

En ce qui concerne le solde total des IDE en Roumanie, de 88,3 milliards d’euros, une augmentation de 8,9% a été constaté entre 2018 et 2019. Ce solde représente 39,5% du PIB du pays, le plus bas niveau depuis 2008.

Les régions les plus attractives de Roumanie sont celles de Bucarest-Ilfov (55,3 mds €, soit 62,7% du solde total des IDE), du centre (7,6 mds €,), l’Ouest (6,1 mds €), le Sud (5,6 mds €).

La plupart des fonds ont été investis dans les industries de production (29% du total), suivies du secteur immobilier (16,9%), du commerce (16,6%) et du secteur financier (11,5%).

Les investisseurs étrangers les plus importants sont les Pays-Bas (23% du solde total des IDE), l’Autriche (12,6%), l’Allemagne (12,3%), l’Italie (8,2%), Chypre (6,2%), la France (6,2%) et la Suisse (4,3%).

L’année 2020 viendra certainement chambouler les chiffres des IDE. Les analyses montrent toutefois que la période post-pandémie sera mieux gérée en Roumanie que la période post-crise de 2008. Cela s’explique par notamment une meilleure coordination au niveau européen et des perspectives de croissance au niveau local.

Source: zf.ro

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La Roumanie chasse les investisseurs dangereux pour la sécurité nationale

investisseurs sécurité nationale

La Roumanie va pouvoir interdire et éliminer les investissements étrangers directs qui représentent un danger pour la sécurité nationale. Concrètement, l’Etat pourra refuser à un investisseur non-membre de l’Union Européenne d’investir, mais il pourra également le forcer à vendre les investissements déjà réalisés en Roumanie. Dans le cas où ce dernier refuserait, l’Etat roumain proposera aux enchères ces investissements.

La Roumanie applique ce changement afin de s’aligner sur la réglementation européenne qui a évolué en ce sens en 2019, lorsque le pays était à la présidence du Conseil de l’UE.

La législation prévoyait déjà la possibilité d’interdire de futurs investissements étrangers considérés comme un risque pour la sécurité. Mais rien n’était fait pour contrecarrer les investisseurs déjà présents sur le territoire.

Une commission d’examen des investissements étrangers directs (CEISD) sera créée et constituée de membres de plusieurs ministères. Le champs d’action de cette commission sera limité uniquement à la réglementation des investissements pour les activités suivantes : sécurité des citoyens et ressortissants de l’UE, sécurité des frontières, sécurité énergétique, sécurité des transports, sécurité de l’approvisionnement en ressources vitales, sécurité des infrastructures critiques, sécurité des systèmes informatiques et de communication, sécurité des activités financières, le fisc, les banques et assurance, la sécurité de la production et de la circulation des armements, des munitions, explosifs et substances toxiques, la sécurité industrielle, la protection contre les catastrophe, la protection agricole et environnementale et la protection des opérations de privatisations des entreprises ayant un capital majoritaire détenu par l’Etat ou géré par ce dernier.

Les investisseurs européens ne seront pas concernés

Les investissements étrangers dans les médias seront également strictement contrôlés. Les médias ayant une audience nationale devront informer publiquement si leurs fonds proviennent d’investisseurs étrangers. La commission d’examen des investissements étrangers directs lancera alors un débat public de 30 jours à l’issu desquels un avis favorable ou défavorable sera émis.

Les membres de l’Union Européenne ne seront pas inquiétés par cette mesure. A l’inverse, les investisseurs étrangers membres de l’UE seront assurés de ne pas être mis en concurrence déloyale avec des investisseurs dangereux pour la sécurité nationale.

La Roumanie est devenue d’autant plus atractive que sa bourse a été reclassé au rang de marché de capitaux émergent (lire notre article ici).

Source : Adevarul

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