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Analyse : Les prévisions de croissance en Roumanie jusqu’en 2024

Le rythme annuel moyen de la croissance économique en Roumanie est estimé à 4.7% sur la période 2021-2024, avec un pic estimé à 5% en 2023 d’après la Commission Nationale de Stratégie et de Prévision (CNSP). Le secteur le plus dynamique sera celui de la construction, avec un rythme de croissance de la valeur brut de 8.1% en moyenne par an.

Pour le secteur tertiaire, cette croissance est estimée à 4.2%, l’accent étant mis sur le développement de services moderne (IT, services pour les entrepreneurs, etc). Le secteur industriel profitera également de la relance de l’économie avec une croissance annuelle moyenne estimée à 4.8%.

La CNSP précise qu’elle base ses prévisions sur une absorption suffisante des fonds européens sur deux axes : le cadre financier afférent à la période 2014-2020 et le fond de redressement et de résilience lancé pour faire face à la crise. « Une modification du degré d’absorption pourrait conduire à un changement dans les deux sens en ce qui concerne la formation brute de capitaux », explique le document remis à l’agence de presse AGERPRES. Depuis son adhésion à l’Union Européenne, la Roumanie rencontre en effet des difficultés à absorber les fonds qui lui sont dédiés, par manque de projets structurants ou de capacité à les rendre conformes aux exigences. Le nouveau gouvernement élu en novembre compte bien faire de ce sujet une priorité pour les années à venir.

Par région, les meilleures évolutions sur attendues dans les régions du Sud-Est (Constanta), Sud-Muntenia (autour de Bucarest) et Sud-Ouest Oltenia (Craoiva). Le CNSP évoque une croissance annuelle moyenne supérieur à 5%. Pour la région du Sud-Est, la croissance se basera majoritairement sur l’industrie et la construction. Le taux de chômage arrivera à 3.9% d’ici à 2023, alors qu’il était de 4.2% avant la crise en 2019.

Région Sud Muntenia

Pour la région Sud Muntenia, l’évolution positive se base sur tous les secteurs d’activités, mais en particulier sur les constructions et les services. Au chapitre des risques est toutefois consignée une baisse de la demande pour l’industrie automobile (la région abrite un pôle important d’industrie du pays). Un autre risque est présent concernant la production agricole, qui dépend des conditions météorologiques. Celle-ci n’ont pas toujours été favorable ces dernières années. Sachant que la région représente 19% de la production agricole du pays, la météo pourrait fortement contribuer à la croissance, ou au contraire, lui mettre des plombs dans l’aile.

Région Sud-Ouest Oltenia

Pour la région Sud-Ouest Oltenia (Craiova), les pronostics de croissance se font également principalement dans le secteur de l’industrie et des constructions. La pandémie Covid-19 a eu un impact significatif sur l’industrie alimentaire, l’un des employeurs les plus stables et contribuant le plus au PIB de la région. La reprise devrait permettre de relancer cette industrie et de réduire le taux de chômage à 4.9% d’ici à 2024, contre 5.2% en 2019 avant la crise.

Région Nord-Est

La région Nord-Est (Iasi) devrait également connaître une croissance annuelle de près de 5%, mais les estimations sont plus difficiles à effectuer. Le document rapporte en effet que, bien que le Nord-Est soit la région la plus peuplée de Roumanie, c’est également la région qui connaît le plus fort taux de migration. La croissance sera donc en directe corrélation avec la baisse de la population résidente dans les années à venir. Il existe toutefois des perspectives positives dans les domaines des services, à Iasi et Bacau, et dans l’agriculture, A Botoşani et Vaslui.

Région Ouest

La région Ouest se démarque, non pas par sa croissance estimée à 4% par an, mais par son taux de chômage attendu à 2.2% pour l’année 2021. D’ici à 2024, le taux de chômage devrait même être de 1.3%, avec un record pour le département de Timiş à 0.8%. « Bien que l’économie soit forte, la région Ouest est confrontée actuellement à un taux élevé d’infections dans les rangs de la population, ce qui va impliquer une relance ralentie dans l’économie. Les restrictions régionales imposées vont se ressentir dans l’économie », rapport le document de la CNSP.

Dans la région Centre (Brasov), les pronostics sont de 4.9% de croissance annuelle sur l’ensemble de la période visée. Cette croissance sera soutenue par le secteur industriel et des services (ce domaine d’activité représente la plus grande part de l’économie régionale), suivis par les constructions. Les perspectives pourraient encore être meilleures dans le cas d’une année agricole favorable. Le chômage devrait monter jusqu’à 3.4% en 2021, avant de redescendre à 2% en 2024.

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Les pays de l’Est s’emparent du marché des batteries pour l’industrie de l’électromobilité

voiture électrique

L’Europe de l’Est est devenu le fer de lance, pour l’Union Européenne, de l’industrie des batteries électriques destinées à l’électromobilité.

« La Hongrie est devenue le leader européen de la production de batterie », a affirmé en janvier le ministre hongrois de l’extérieur », Peter Szijjarto. Cette déclaration fait suite à l’annonce la société sud-coréenne SK Innoation, de la construction en Hongrie de la plus grande usine de fabrication de batteries électriques en Europe pour une valeur de près de deux milliards d’euros. Il s’agira de la troisième usine de l’entreprise dans ce pays.

La Hongrie n’est pas le seul pays de l’Europe de l’Est a s’impliquer dans cette nouvelle tendance de la mobilité. La Pologne ne compte pas moins de 61 usines de fabrications de batteries électriques. Elle se classe à la 3e place européenne derrière l’Allemagne (79 usines) et l’Italie (67 usines).

« La Pologne est arrivée dans le top des fournisseurs de l’industrie des voitures électriques. Elle est le cinquième producteur de composants et de batteries lithium-ion pour les voitures en Europe », expose Jan Wisnewski de l’association polonaise pour l’e-mobilité. Et ce n’est pas fini. L’entreprise suédoise Northvolt, qui souhaite devenir le concurrent direct de Tesla en matière de stockage d’énergie, va investir 165 millions d’euros dans leur usine de fabrique de batteries de Gdansk pour en faire l’une des plus grandes d’Europe.

Une bataille qui se disputera entre 3 pays spécialisés dans l’industrie automobile

Dans la course à la production de batterie pour le secteur automobile, qui sera en plein boom ces prochaines années, la Hongrie dispose toutefois de l’avantage de la présence des lignes de productions des grands constructeurs automobiles allemands, mais également du constructeur Suziki. La Pologne n’est toutefois pas en reste avec les marques Volkswagen, Fiat, Toyota et Opel.

Un autre acteur, moins connu dans le secteur automobile, mais parmi les groupes les plus puissants du monde, a annoncé un investissement de 700 millions d’euros dans l’extension de son usine de batterie électriques pour automobile. Il s’agit de l’entreprise sud-coréenne Samsung. Son concurrent, toujours Sud-Coréen, LG, est quant à lui présent en Pologne. LG vient également d’annoncer un nouvel investissement de 300 millions d’euros pour son usine polonaise.

La Slovaquie, acteur incontournable de la production automobile en Europe, a pris un léger retard face à la Hongrie et à la Pologne dans cette course à l’électro-mobilité. Mais des investissements sont à attendre, de la part des américains de Wildcat Discovery Technologies par exemple.

L’Europe de l’Est est depuis longtemps impliqué dans l’industrie européenne de la mobilité. L’ensemble des ces annonces d’investissements montre qu’elle n’a pas raté le virage de l’électrique et qu’elle se prépare à participer à un futur plus vert pour l’industrie automobile.

Vous avez un projet lié à l’électro-mobilité ? N’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions vous présenter les opportunités que vous offrirons les pays de l’Europe de l’Est.

Source : Mediafax.ro

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Roumanie : Hausse de 72% de la demande pour les espaces industriels et logistiques

La demande d’espaces pour les secteurs de l’industrie et de la logistique en Roumanie a augmenté de 72% en 2020, par rapport à l’année précédente. Cela équivaut à un niveau de transaction proche de 800 000 m2, révèle un rapport publié par Colliers.

Le stock total roumain d’espaces industriels et logistiques s’élève à présent à 5.7 millions de m2, ce qui représente une hausse de 500 000 m2 par rapport à 2019.

Le rapport précise toutefois que la Roumanie a encore du retard à rattraper face à des pays comme la Pologne et la République Tchèque, ou le stock est respectivement de deux et quatre fois supérieur. Cette importante croissance en 2020 permet toutefois de réduire l’écart et montre que la Roumanie est sur la bonne voie.

Le principal frein au développement des espaces industriels et logistiques roumains reste la précarité des infrastructures de transport du pays. L’annonce du plan de relance, pour lequel 30 milliards vont être accordés au développement du transport (par la construction d’autoroutes notamment) a suscité un intérêt pour les investisseurs de ce domaine.

L’industrie de la consommation a été la principale responsable de la croissance de 2020. Deux enseignes, Carrefour et Profit, ont augmenté leurs espaces de 200 000 m2 en pleine pandémie. La logistique et le retail ont eux contribué à 20% de cette croissance.

Des loyers compétitifs dans la région

« Les loyers pour les espaces de stockage de classe A sont restés stables en 2020 entre 3.8 et 3.9 euros par mètre carré dans les bâtiments autour de la capitale, Bucarest », indique le rapport de Colliers. Cela reste plus compétitif que les villes de Varsovia, en Pologne, ou Budapest, en Hongrie, où les prix avoisinent les 5 euros par mètre carré.

Les effets de la pandémie se font sentir sur le commerce en ligne (voir notre article : Roumanie : 15% de croissance pour le commerce en ligne en 2021). La croissance du marché des espaces de stockage devrait donc s’accélérer dans les prochaines années en Roumanie.

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Ada bridge on Sava river at sunset in Belgrade, Serbia

Serbie : Les investissements importants à venir

Serbie Belgrade

Il y aura de nombreuses nouvelles usines et de gros investissements en Serbie dans la période à venir et les travaux sur les grands projets d’infrastructure se poursuivront, a annoncé le président serbe Aleksandar Vucic. Lors d’une apparition sur la RTS tard jeudi, il a déclaré que la construction d’une usine de harnais de câbles sud-coréenne à Smeredevska Palanka, en Serbie centrale, était en voie d’achèvement et qu’elle emploierait 700 personnes.

Il a ajouté qu’un investissement de Barry Callebaut, l’un des plus grands fabricants de chocolat au monde, était également en cours de finalisation à Novi Sad. Il a noté qu’une usine de LingLong Tire – le plus grand investissement de terrain à Zrenjanin, au nord-est de la Serbie – était sur le point d’être achevée.

Une nouvelle usine à Nis – où il n’y en a plus depuis 2012 – est également en cours d’achèvement, a-t-il dit, ajoutant que la pierre angulaire d’une usine de Toyo Tires à Indjija, au nord-ouest de la Serbie, serait bientôt en place.

Dans de nombreux secteurs

Il a déclaré qu’une usine de MTU Aero Engines à Stara Pazova près de Belgrade faisait partie des grands investissements et a remercié le fabricant de pièces automobiles Continental pour son nouvel investissement dans une usine à Subotica, au nord de la Serbie.

Il y a également des investissements dans d’autres parties de la Serbie et la société technologique mondiale Aptiv vient à Zajecar, dans l’est de la Serbie, tandis que la société de technologie de mobilité automobile Magna étend ses capacités à Aleksinac, dans le sud-est de la Serbie, a déclaré Vucic.

Il a rappelé que la Serbie avait mis en place un centre de données d’Etat à Kragujevac, en Serbie centrale, et a déclaré que plusieurs usines de l’industrie chimique étaient en cours de construction à Prahovo, en Serbie orientale, en collaboration avec Elixir.

Toutes ces dernières implantations montrent le dynamisme de la Serbie quant à ses ambitions de développer son industrie. Vous souhaitez discuter des opportunités qu’offre ce pays de l’Europe de l’Est ? Nous sommes à votre écoute ici.

Source : tanjug.rs

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