Investir en Serbie en 2026 : le pays d’Europe centrale et orientale qui surprend par ses comptes
Une dette publique autour de 41,5 % du PIB, parmi les plus faibles d’Europe. Une croissance attendue entre 2,8 % et 3,5 % cette année, et une accélération projetée à 5,0 % en 2027. Une centaine d’entreprises françaises déjà installées, pour près de 11 000 emplois. La Serbie est, de nos douze pays de couverture, celui dont le profil financier surprend le plus les dirigeants qui la découvrent. À l’heure où les budgets du prochain exercice se construisent, elle mérite un examen sérieux — sans ignorer le point de vigilance sur les investissements étrangers. Tour d’horizon de la rentrée, avec les chiffres, les sources et ce que cela change concrètement pour une PME ou une ETI française.
Pourquoi investir en Serbie retient l’attention à cette rentrée
Commençons par les comptes, parce que c’est là que l’écart avec les représentations est le plus grand.
La dette publique d’abord. Elle s’établit autour de 41,5 % du PIB, l’un des niveaux les plus faibles d’Europe et très en deçà de la moyenne de la zone euro. Pour un dirigeant qui évalue un risque pays, c’est un point de départ qui change la conversation : un État peu endetté dispose de marges budgétaires, absorbe mieux les chocs et subit une pression moindre sur sa fiscalité des entreprises.
La croissance ensuite. Le Fonds monétaire international retient +2,8 % pour l’année en cours, après une année précédente plus modeste. La Banque nationale de Serbie est plus optimiste, autour de +3,5 %, et projette une accélération à +5,0 % en 2027 — année de l’Exposition internationale de Belgrade. L’inflation est revenue à environ 3,3 %, en zone maîtrisée.
Les fondamentaux enfin. La Serbie occupe une position charnière entre l’Europe centrale, les Balkans et la Turquie. Elle dispose d’un tissu industriel réel, hérité puis modernisé, en métallurgie, automobile et agroalimentaire. Sa main-d’œuvre technique reste très compétitive à niveau de qualification comparable. Et son statut de pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne oriente progressivement ses normes et sa réglementation vers l’acquis communautaire — ce qui réduit, année après année, le coût d’entrée réglementaire pour une entreprise européenne.
Une base industrielle française déjà installée, et pas depuis hier
C’est l’argument qui rassure le plus les comités d’investissement : le chemin est balisé.
Environ une centaine d’entreprises françaises sont implantées en Serbie, pour près de 11 000 emplois. Michelin, qui exploite le site de Tigar Tyres à Pirot depuis sa privatisation, en est devenu le quatrième exportateur du pays après un programme d’extension cumulé de plus de 200 millions d’euros — dont une unité de mélange qui a augmenté la capacité de production de moitié. Vinci figure parmi les plus importants investisseurs étrangers du pays.
On trouve également Tarkett, Lafarge, Savencia, Lactalis et Atos, ainsi qu’un ensemble d’équipementiers automobiles — Hutchinson, Le Bélier, Novares, Mecafor — dont plusieurs ont ouvert ou étendu leurs capacités ces dernières années.
L’histoire de Pirot mérite d’être retenue au-delà du chiffre. Tigar était une entreprise d’État en difficulté. Elle est aujourd’hui le quatrième exportateur national. C’est l’un des meilleurs contre-exemples à l’idée reçue selon laquelle un industriel français ne pourrait pas transformer un actif hérité de l’économie planifiée en outil de production compétitif à l’échelle européenne.
Un cycle d’investissement public exceptionnel jusqu’en 2027
L’Exposition internationale de Belgrade, prévue du 15 mai au 15 août 2027, sert de catalyseur à un programme d’investissement public sans équivalent récent dans la région : de l’ordre de 7,3 % du PIB. Infrastructures de transport, aménagement urbain, hébergement, équipements — et désormais la construction des pavillons, dont l’appel d’offres vient d’être lancé par la société organisatrice.
Un tel cycle mobilise des dizaines de filières : génie civil, second œuvre, CVC, électricité, sûreté, scénographie, mobilier, restauration collective, logistique événementielle. Pour une entreprise française positionnée sur l’un de ces métiers, la fenêtre est de dix-huit mois environ — et les décisions de sourcing se prennent maintenant.
Le point de vigilance, que nous préférons dire
Les flux d’investissements directs étrangers se sont nettement contractés l’an dernier, passant d’environ 5,6 % à 2,6 % du PIB, et le début d’année n’a pas encore montré de reprise franche. Un niveau d’IDE plus faible complique le financement du déficit courant, pèse sur les réserves de change et peut renchérir la prime de risque et le coût de l’emprunt.
Cela ne remet pas en cause les fondamentaux — dette faible, croissance positive, base industrielle réelle. Mais cela justifie de traiter la structuration financière d’un projet serbe dès le départ, plutôt que de la reléguer en fin de processus : couverture de change, choix du véhicule juridique, conditions de financement local, calendrier de remontée des flux.
L’angle du mois : l’offset et la sous-traitance locale deviennent la règle du jeu
Il y a dix ans, un État d’Europe centrale et orientale qui achetait un équipement lourd achetait un produit fini. Aujourd’hui, il achète un produit fini et une part de production locale.
L’illustration la plus visible du moment vient de Roumanie. Le pays a attribué à Rheinmetall le plus important paquet de contrats internationaux de l’histoire récente du groupe : 5,7 milliards d’euros, financés par le programme européen SAFE. Le périmètre couvre 298 véhicules de combat Lynx, des systèmes de défense sol-air Skyranger, des munitions et composants de munitions, ainsi que des unités navales.
L’élément décisif se trouve dans les contreparties industrielles : le groupe s’est engagé à réaliser plus de la moitié de la valeur du contrat sur place, à y investir plusieurs centaines de millions d’euros, et à intégrer plus de 200 sous-traitants roumains à sa chaîne d’approvisionnement — avec plusieurs milliers d’emplois attendus.
« Oui, mais avec quel gouvernement ? » — le contexte politique roumain
La question est légitime, et nous préférons la traiter de front. La Roumanie fonctionne depuis le printemps avec un gouvernement démissionnaire chargé des affaires courantes, après l’adoption d’une motion de censure. Deux tentatives de désignation d’un nouveau Premier ministre n’ont pas abouti, et le président Nicușor Dan a relancé les consultations avec les partis parlementaires à la rentrée. Le vote d’un nouveau gouvernement figure en tête de l’ordre du jour de la session parlementaire d’automne.
Ce que cela ne change pas. L’administration continue de fonctionner : registre du commerce, douanes, fiscalité, permis, tribunaux. Les contrats déjà signés restent exécutoires — c’est le cas du programme d’armement évoqué ci-dessus, adossé à un financement européen. L’appartenance à l’Union européenne et à l’OTAN, le cadre juridique des affaires et la monnaie ne sont pas en jeu. Les usines tournent, les commandes se passent, les recrutements se font.
Ce que cela change. Un cabinet en affaires courantes n’engage pas de réformes structurelles ni d’arbitrages budgétaires lourds. Pour une entreprise, cela signifie que les décisions discrétionnaires — grandes aides à l’investissement, nouveaux appels d’offres publics majeurs, ajustements fiscaux — peuvent glisser de quelques mois. Deux réflexes s’imposent donc sur un projet roumain de cette rentrée : ne pas bâtir un plan de financement sur un dispositif d’aide qui reste à voter, et prévoir une marge sur les calendriers d’autorisation qui dépendent de décisions centrales.
Notre lecture, sans prendre parti. Nous accompagnons des entreprises en Roumanie depuis 1992, à travers plusieurs alternances et plusieurs crises politiques. Aucune n’a interrompu l’activité économique du pays, et les industriels qui s’y sont installés pendant ces périodes n’ont pas eu à le regretter. Une instabilité gouvernementale se gère : elle appelle de la prudence sur le calendrier, pas un renoncement sur la décision.
Le même mécanisme d’offset se retrouve désormais dans la plupart des grands appels d’offres publics de la région, dans la défense comme dans l’énergie, le ferroviaire ou les infrastructures. Le corollaire est mécanique : les maîtres d’œuvre doivent constituer, souvent dans l’urgence, un vivier de fournisseurs qualifiés sur place. Or la capacité locale disponible est rarement suffisante — en volume, en certifications ou en spécialités.
C’est cet écart qui crée l’opportunité. Les métiers appelés sont ceux où les PME et ETI françaises sont qualifiées et référencées : usinage de précision, mécano-soudure, traitement de surface, électronique embarquée, câblage, optronique, cybersécurité, maintien en condition opérationnelle.
Trois façons de se positionner, par ordre d’engagement croissant
Fournir depuis la France. La voie la plus rapide, adaptée aux pièces à forte valeur ajoutée et aux composants critiques. Elle suppose d’être référencé chez le maître d’œuvre et de tenir les exigences documentaires — c’est souvent là que le dossier se joue, pas sur le prix.
S’associer à un partenaire local. Coentreprise, accord de licence, sous-traitance croisée : la formule qui répond le mieux aux exigences de contenu local sans immobiliser un capital important. Elle demande en revanche une sélection sérieuse du partenaire, et une rédaction contractuelle qui l’est tout autant.
S’implanter. Unité de production, atelier de finition, plateforme de maintenance. L’engagement le plus lourd, mais le seul qui donne accès aux marchés où la présence locale conditionne l’éligibilité. Le portage salarial et l’intérim permettent d’en tester la pertinence avant d’engager une structure.
La question à se poser à cette rentrée n’est donc pas « ce marché est-il mûr ? », mais « qui est en train de constituer sa liste de fournisseurs, et suis-je dessus ? ». Un référencement obtenu au moment où une chaîne se constitue dure généralement le temps du programme, soit plusieurs années. Le même référencement demandé trois ans plus tard, quand les places sont prises, coûte beaucoup plus cher et aboutit beaucoup moins souvent.
Les dirigeants concernés par les dossiers de défense peuvent solliciter une mise en relation via le hub défense du Club France-Roumanie, que nous animons.
Le tour des douze pays, en bref
Roumanie — Contraste marqué entre un contexte politique en suspens (gouvernement chargé des affaires courantes depuis le printemps, consultations relancées à la rentrée), une macroéconomie exigeante (croissance quasi nulle, inflation autour de 7 % en moyenne attendue sur l’année) et des filières industrielles qui recrutent activement des fournisseurs. Le flux d’implantations industrielles étrangères ne s’est pas interrompu.
Bulgarie — Première année complète dans la zone euro, qu’elle a rejointe comme 21ᵉ État membre. L’effet le plus concret pour un groupe français est la disparition du risque de change sur les flux intragroupe. L’impôt sur les sociétés reste à 10 %. La zone industrielle de Trakia, à Plovdiv, demeure la porte d’entrée la plus lisible pour un projet manufacturier.
Moldavie — Redressement progressif après plusieurs années de chocs, porté par la demande intérieure, la production agricole et un soutien européen continu. Se lit aujourd’hui surtout comme un relais nearshore francophone à faibles coûts, en complément d’une base roumaine.
Serbie — Notre dossier du mois (voir ci-dessus).
Hongrie — La désinflation se confirme, autour de 1,2 %, et la production industrielle progresse nettement sur un an. Les points de vigilance restent les coûts de l’énergie et les effets de la sécheresse. La base la plus mature de la région en automobile, électronique et services partagés.
République tchèque — L’automobile pèse près de 9 % de l’emploi manufacturier, portée par Škoda Auto et Hyundai Nošovice. La mécanique de précision et l’électronique y forment l’un des tissus de sous-traitance les plus fiables — et les plus exigeants sur la qualité documentaire, ce qui joue en faveur des fournisseurs français habitués aux référentiels aéronautiques et ferroviaires.
Slovaquie — Premier producteur automobile par habitant au monde, avec Volkswagen Bratislava, Stellantis Trnava, Kia Žilina, Jaguar Land Rover Nitra et Volvo à Košice ; les véhicules représentent environ 35 % des exportations. La rentrée est traditionnellement le moment des revues de panel fournisseurs.
Grèce — Après la haute saison, le temps des arbitrages : c’est le moment où se décident les programmes de rénovation hôtelière et d’équipement pour la saison suivante. Opportunités concentrées sur l’hôtellerie, l’agroalimentaire, la logistique portuaire et les renouvelables.
Bosnie-Herzégovine — Note souveraine maintenue à B+ avec perspective stable, soutenue par un endettement encore modéré, mais avec des pressions budgétaires et de refinancement à surveiller. Construction, infrastructures, bois et agroalimentaire restent les secteurs les plus porteurs.
Türkiye — Plaque tournante énergétique entre le Moyen-Orient et l’Europe. Premier semestre touristique à 25,8 millions de visiteurs, avec une dépense moyenne par nuit en hausse de 2,6 %. Pour nos clients, avant tout une base de sourcing industriel à grande échelle et un point d’appui logistique vers le Caucase et l’Asie centrale.
Pologne — Croissance attendue autour de 3,5 %, avec un investissement en hausse d’environ 7,4 %, porté par les fonds européens et la dernière phase du plan de relance. L’industrie pèse près de 25 % du PIB : c’est le marché le plus profond de nos douze pays en volume de sous-traitance. Stock d’investissements français supérieur à 16,7 Md€ (Michelin à Olsztyn, Valeo, Forvia, Saint-Gobain, Air Liquide). À surveiller : un déficit public à 7,2 % du PIB et une dette à 59,7 %, qui pèseront sur la commande publique.
Croatie — Croissance de +3,2 %, au-dessus de la moyenne d’une zone euro qu’elle a rejointe en 2023 : pas de risque de change. Le pays s’impose comme base régionale vers la Slovénie et les Balkans occidentaux, où Axereal, Decathlon, Groupama, Lesaffre, L’Oréal, Servier et Suez ont installé leur hub. Le stock d’IDE français atteint 1,13 Md€ (11ᵉ rang, environ 2 % du total) : la marge de progression est réelle. L’investissement de 300 M€ de Rimac Automobili, annoncé pour 2 500 emplois, tire la filière automobile locale.
Opportunités d’affaires : nos mandats ouverts et nos fournisseurs qualifiés
Nous inaugurons ici une rubrique que nous tiendrons chaque mois. Nous y publions les mandats que nous portons et les fournisseurs que nous avons qualifiés sur place — visités, vérifiés, capacités constatées. Les noms ne sont pas publiés : ils sont communiqués aux interlocuteurs dont le projet correspond, après un premier échange.
Roumanie — forge lourde et grand usinage : nous cherchons des donneurs d’ordres
Nous sommes agent exclusif pour la France et la Belgique d’un groupe industriel roumain fondé en 1971, spécialisé dans les grandes pièces mécaniques. Les capacités sont rares en Europe de l’Ouest et réunies sur un seul site : forge libre jusqu’à 22 tonnes, usinage de pièces jusqu’à 160 tonnes et 17 mètres, soudage certifié ISO 3834-2, traitements thermiques et contrôles associés.
Le profil s’adresse aux bureaux d’études et donneurs d’ordres de la sidérurgie, de l’énergie, du naval et des travaux maritimes, de la manutention lourde et de l’ingénierie d’équipements — typiquement ceux qui cherchent aujourd’hui une alternative de proximité à un fournisseur asiatique, avec des délais tenus et une documentation qualité aux standards européens. Le devis se fait sur plan.
Roumanie — panneaux sandwich thermo-isolants : nous cherchons des distributeurs
Nous détenons les droits de représentation exclusive pour la France d’un fabricant roumain de panneaux sandwich thermo-isolants : parements acier, âmes isolantes, gammes toiture, bardage et chambre froide, production intégrée.
Nous recherchons des distributeurs de matériaux, négociants et poseurs, ainsi que des constructeurs de bâtiments industriels, agricoles et logistiques, sur le Grand Ouest et l’Île-de-France en priorité. Le catalogue produit est disponible en français, avec grille tarifaire et conditions logistiques. Le sujet intéresse particulièrement ceux qui veulent sécuriser une seconde source d’approvisionnement européenne.
Bosnie-Herzégovine — bois énergie : un nouveau fournisseur qualifié
Nous venons de qualifier un nouveau fournisseur bosnien sur la filière bois énergie, avec quatre lignes de produits : bois de chauffage, bois pour pizzerias et fours à bois, bûches compressées et granulés.
La Bosnie-Herzégovine est l’un des pays les plus boisés de la région, et sa monnaie est indexée sur l’euro à taux fixe — donc sans risque de change sur un contrat pluriannuel. Nous nous adressons ici aux importateurs, grossistes et centrales d’achat de la distribution spécialisée et de la grande distribution, ainsi qu’aux réseaux de restauration pour le bois de four. Fiche technique, capacités mensuelles et conditions de chargement disponibles sur demande.
Si une de ces lignes croise vos besoins, écrivez-nous à marc.huot@eastrategies.fr ou prenons vingt minutes. Et si vous avez, de votre côté, un besoin de sourcing ou un produit à placer dans l’un de nos douze pays, signalez-le nous : la rubrique est faite pour circuler dans les deux sens.
Le Club France-Roumanie : notre réseau d’affaires bilatéral, et son hub Défense & Dual-Use
Puisque cet article parle de chaînes d’approvisionnement à constituer, un mot sur le dispositif qui sert précisément à y accéder.
Le Club France-Roumanie est un réseau d’affaires franco-roumain que nous pilotons en propre au sein de l’écosystème Eastrategies® : gouvernance, marque, adhésions et rythme des rencontres sont décidés en interne. Il est indépendant de toute chambre consulaire, et c’est assumé — cela nous permet de choisir nos sujets, nos formats et nos intervenants sans arbitrage extérieur.
Ce qu’il apporte concrètement à un dirigeant :
Un cercle de pairs qui ont déjà fait le chemin. Des dirigeants d’entreprises françaises implantées et des industriels roumains, dans la même pièce. La plupart des bonnes décisions d’implantation que nous avons vues sont nées d’une conversation informelle avec quelqu’un qui avait essayé avant.
Un hub Défense & Dual-Use. Le Club anime un hub dédié réunissant des PME franco-roumaines à activité civile et militaire. C’est le point d’entrée que nous proposons aux industriels français qui veulent se positionner sur les chaînes d’approvisionnement ouvertes par les grands programmes régionaux. Le premier partenaire officiellement intégré au hub est Feel IT Services — développement logiciel nearshore, cybersécurité et intelligence artificielle, présent à Paris, Iași, Chișinău et Tel Aviv.
Des mises en relation qualifiées. Nous ne faisons pas circuler des annuaires : nous présentons des dirigeants à d’autres dirigeants, quand le sujet le justifie et quand les deux parties ont intérêt à se parler.
Si votre entreprise touche à la défense, au dual-use, à la cybersécurité ou à l’électronique embarquée, découvrez le Club France-Roumanie.
Notre partenaire du mois : Euleos, le management de transition en version société à mission
Euleos est une société à mission spécialisée dans le management de transition responsable. Le statut n’est pas décoratif : il engage l’entreprise sur des objectifs sociaux et environnementaux inscrits dans ses statuts, et il oriente concrètement la façon dont les missions sont construites — durée, transfert de compétences, conditions de sortie.
J’en suis associé et business manager, et j’y apporte la dimension internationale, en particulier nos douze pays d’Europe centrale et orientale. Le collectif réunit par ailleurs des spécialistes de terrain, dont Christelle Schneider, experte des flux internationaux et de la conformité douanière — une compétence rarement disponible en interne dans une PME, et souvent décisive au moment d’ouvrir un flux avec un nouveau pays.
Eastrategies® propose du management de transition en direct sur ses douze pays : c’est notre premier réflexe. Euleos intervient en complément, sur les mandats les plus importants. Les quatre situations où le format s’impose : le démarrage d’une filiale, le remplacement imprévu d’un dirigeant local, un redressement ou une intégration post-acquisition, et la montée en charge rapide d’un programme industriel.
Les salons d’octobre en Europe centrale et orientale
Octobre est le mois le plus dense de l’année dans la région.
| Événement | Dates | Lieu | Secteur |
|---|---|---|---|
| MACHTECH & INNOTECH | 6-9 octobre | Inter Expo Center, Sofia | Machines, technologies et équipements industriels |
| Wine Vision by Open Balkan | 10-12 octobre | Foire de Belgrade | Vin, agroalimentaire, art de vivre |
| IFAM · MTE · Robotics · Intronika | 13-15 octobre | Foire de Novi Sad, Serbie | Automatisation, métallurgie, robotique, électronique |
| ROENERGY South-East Europe | 21-23 octobre | Pavillon Expovest, Timișoara | Renouvelables, efficacité énergétique |
| EcoFair & Energetika | 21-23 octobre | Foire de Belgrade | Environnement, économie circulaire, énergie |
| INDAGRA & INDAGRA FOOD | 28 octobre – 1ᵉʳ novembre | Romexpo, Bucarest | Agriculture, élevage, industrie alimentaire |
Dates susceptibles d’évolutions — vérifier auprès des organisateurs avant tout déplacement.
Notre conseil de rentrée. Si vous ne deviez faire qu’un déplacement industriel ce trimestre, nous recommanderions Novi Sad, du 13 au 15 octobre. Quatre salons s’y tiennent simultanément sur le même parc, ce qui permet de couvrir en trois jours ce qui demanderait autrement quatre voyages. La Voïvodine concentre par ailleurs une part importante du tissu industriel serbe, à moins de deux heures de Belgrade.
Une remarque de terrain, après trente-quatre ans : un salon ne produit de résultats que si les rendez-vous sont pris avant. Nous préparons les agendas de nos clients en amont, avec des entreprises qualifiées et briefées.
Ce que cela change pour votre entreprise
Trois décisions concrètes peuvent se prendre dès ce mois-ci.
Vérifier si vous êtes sur les listes qui se constituent. Les chaînes d’approvisionnement des grands programmes régionaux se remplissent maintenant. Un audit rapide de vos certifications, de vos références et de votre capacité documentaire suffit souvent à savoir si votre dossier est présentable en l’état.
Regarder la Serbie sérieusement si vous ne l’avez pas encore fait. Dette faible, croissance positive, coûts compétitifs, cycle d’investissement public jusqu’en 2027, et une centaine d’entreprises françaises qui ont déjà défriché le terrain.
Bloquer un déplacement d’octobre. Six rendez-vous, quatre pays, et une fenêtre de préparation qui se referme dans quelques semaines.
À propos
Eastrategies® est un cabinet français basé à Bucarest, fondé en 1992. 1 150+ missions conduites et une couverture de 12 pays d’Europe centrale et orientale : Roumanie, Bulgarie, Moldavie, Serbie, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Grèce, Bosnie-Herzégovine, Turquie, Pologne et Croatie.
Nos domaines : Implantation · Distribution · Sourcing · Recrutement · Intérim & portage salarial · Sous-traitance · Management de transition · Financements européens.
Vous avez un projet dans la région ? Prenons rendez-vous — vingt minutes en visio, et la première conversation ne coûte rien.
Vient de paraître — le Tome 2. « La solitude française à l’étranger — Trente-quatre ans avec les PME françaises : pourquoi nous restons seuls, comment en sortir ». Un essai, pas un guide : le premier livre disait comment faire, celui-ci demande pourquoi nous réussissons si peu, alors que le potentiel est là. Préface de Christian Le Maitre. Broché 19,90 € / Kindle 9,99 €, édité par Novastea, sur Amazon et sur les autres plateformes.
Le Tome 1, « L’Europe de l’Est sans filtre » — le manuel des primo-exportateurs écrit après 34 ans de terrain — reste disponible sur Amazon, Kindle 9,99 € / Broché 24,90 €.