Minsk, Belarus -June 6, 2019 A pile of extruded plastic bottles at a garbage collection plant. Sorting and recycling plastic

Roumanie : Programme national de consigne pour améliorer le recyclage

Programme national de recyclage en Roumanie

La Roumanie s’apprête à mettre en place un système de consigne pour les bouteilles et canettes. Ce projet, d’ampleur nationale, devrait être effectif dans 18 mois et nécessite une l’implémentation d’une logistique colossale.

C’est un projet d’autant plus ambitieux que la gestion des déchets est un véritable fléau en Roumanie, souvent pointée du doigt par l’Europe (voir notre article : Les opportunités du secteur de l’environnement en Roumanie).

Le ministre roumain de l’environnement, Mircea Fechet, a annoncé qu’à présent « 6 milliards de canettes ou de bouteilles sont enfouies chaque année dans les décharges. Nous mettons de la terre dessus et nous les laissons en héritage à nos enfants ».

Un système peu contraignant pour les consommateurs

Ce nouveau système de consigne impliquera une taxe de 50 bani (10 centimes d’euros) sur chaque canette ou bouteille. Même si ce prix peut paraître insignifiant, cela représente tout de même 20% du prix d’une canette de soda classique en Roumanie.

Le vrai tour de force sera réalisé au moment du retour des emballages, une fois le produit consommé. Les Roumains pourront se rendre dans n’importe quel magasin de quartier, sans avoir le ticket de caisse, et récupérer la somme payée initialement.

En plus d’être une initiative essentielle pour l’environnement, de nombreux emplois seront créés pour assurer le recyclage de ces emballages. Cette transformation en matière première pourra servir à d’autres entreprises pour produire de nouveaux biens.

Source : Adevarul

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Vector ecology concept. Water pollution. Factory plant.

Analyse : Les opportunités du secteur de l’environnement en Roumanie

Pollution roumanie

L’application des normes européennes poussent régulièrement les Etats membres à faire évoluer leurs structures afin de s’adapter. Cela implique donc des opportunités pour les acteurs des marchés concernés, qui peuvent appuyer les Etats grâce à leur expertise.

La Roumanie est souvent pointée du doigt par la Commission Européenne pour le non-respect de certaines de ces normes. Si ce pays de l’Europe de l’Est ne se conforme pas, cela se traduira inévitablement par des pénalités de plus en plus lourdes. Voici quelques sujets pour lesquels la Roumanie a été averti par la Commission Européenne et pour lesquels des investissements seront nécessaires.

Mettre en place un programme de lutte contre la pollution

Premier chapitre sur lequel la Roumanie accumule un retard certain face aux autres membres de l’UE, la diminution de la pollution atmosphérique. La Commission a demandé à la Roumanie, mais également à la Grèce, d’adopter un programme national de contrôle de la pollution de l’air. L’objectif étant d’atteindre un niveau de qualité de l’air qui ne génère pas un impact significatif sur la santé humaine et sur l’environnement. Dans le cas où ces deux pays ne se conforment pas, la Court de Justice Européenne pourra être saisie. Les entreprises développant des solutions de contrôle et de régulation de la pollution auront toutes leurs chances de bénéficier de la mise en place d’un tel plan (source : https://www.agerpres.ro/economic-intern/2020/10/30/comisia-cere-greciei-si-romaniei-sa-adopte-programe-nationale-de-control-al-poluarii-atmosferice–600536).

Améliorer de toute urgence la gestion des déchets

Il s’agit là d’un des sujets environnementaux les plus urgents concernant la Roumanie. La gestion des déchets roumain était déjà au cœur des discussions lors de l’adhésion de ce pays de l’Est à L’UE. Or, les améliorations ne se sont pas faites suffisamment rapidement. Au point que la Commission européenne met la pression sur l’Etat roumain sur la fermeture et la réhabilitation écologique de 15 décharges illégales. La Roumanie avait jusqu’en juillet 2019 pour fermer 101 dépôts illégaux. Seuls 86 ont été à ce jour réhabilité. Toutefois, la fermeture de ces décharges illégales ne propose pas une solution pour la gestion des déchets. Là encore, des opérateurs privés profitent de ce contexte européen pour apporter des solutions (source : https://www.agerpres.ro/economic-intern/2020/10/30/decizie-de-infringement-romania-are-la-dispozitie-doua-luni-ca-sa-inchida-si-sa-reabiliteze-depozitele-de-deseuri-ilegale–600560)

Deux mois pour remédier aux déficiences du traitement des eaux

La Commission Européenne a adressé une lettre à la Roumanie pour le non-respect des normes européennes concernant le traitement des eaux urbaines résiduaires. Le pays dispose de deux mois pour remédier à cette situation. Cela passerait par une obligation des grandes villes roumaines de prévoir l’infrastructure nécessaire pour la collecte et le traitement des eaux usées. Plusieurs agglomérations sont concernées, certaines ayant fait des efforts, mais jugés insuffisants par la Commission (source : https://www.agerpres.ro/economic-intern/2020/10/30/decizie-de-infringement-romania-are-la-dispozitie-doua-luni-ca-sa-remedieze-deficientele-privind-tratarea-apelor-urbane-reziduale–600526).

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Les dépenses de la Roumanie pour l’environnement

déchets roumanie

Les dépenses pour la protection de l’environnement en Roumanie ont été de près de 3,3 milliards d’euros en 2019, d’après l’Institut National de Statistiques. Même si la somme peut paraître dérisoire face aux dépenses de la France (68 milliards rien qu’en 2017), les efforts consentis par le pays d’Europe de l’Est représentent 1,5% du PIB national.

Les plus grandes dépenses ont été enregistrées dans le domaine de la gestion des déchets (42%), suivi par la protection de l’air et du climat (19,8%) et la gestion des eaux (19,7%).

La gestion des déchets des producteurs spécialisés a représenté la plus grande part de ces dépenses en ce qui concerne les déchets. Cette activité représente à elle seule 73,1%. Bien que la Roumanie investisse de plus en plus dans cette gestion, l’Europe pointe souvent du doigt des carences dans ce domaine (voir article : https://fr.euronews.com/2020/02/14/gestion-des-dechets-la-roumanie-cancre-de-l-europe).

Alors qu’en France, l’administration n’assume que 24% des dépenses liées à l’environnement (49% les entreprises et 26,6% les ménages), l’investissement de la Roumanie représente 54,6% des dépenses. Le reste étant assumé par les entreprises non-spécialisées (32,9%) et spécialisées (12,5%).

La Roumanie devra trouver des solutions pour se conformer aux exigences européennes et gérer au mieux ses dépenses environnementale. Dans ce domaine, les entreprises privées innovantes auront une carte à jouer. Des fonds européens n’attendent que d’être utilisés pour répondre à ce besoin.

Source : AGERPRES

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La Roumanie entend stimuler l’industrie automobile électrique

industrie automobile électrique

L’industrie automobile électrique de la Roumanie va prendre un sérieux coup d’accélerateur. Le budget pour l’équivalent de la prime à la casse en Roumanie va être augmenté de 12 millions d’euros pour arriver à un total de 41 millions d’euros pour cette année 2020.

Ce programme « Rabla Plus », vise au remplacement des anciens véhicules polluants par des véhicules électriques ou hybrides. L’augmentation du budget résulte de la politique de relance économique annoncée cet été dans le contexte de la crise COVID-19

De manière concrète, ce programme se traduit par une aide financière pour les particuliers et entreprises construite de la manière suivante :

45 000 lei (9 300 euros) pour l’acquisition d’un véhicule 100% électrique

20 000 lei (4 130 euros) pour l’acquisition d’un véhicule électrique hybride avec chargement externe, générant maximum 50 g de CO2 par kilomètre.

Le ministre roumain de l’environnement, Costel Alexe, espère ainsi que 4 000 véhicules électriques soient achetés cette année. « C’est plus que le nombre (de véhicules) total de ces 4 dernières années depuis que fonctionne le programme Rabla Plus. » En effet, seuls 3 000 véhicules hybrides ou électriques ont été acquis en 4 ans. « De cette façon, nous continuons les investissements dans tout ce qui représente les mesures vertes dans notre pays », a ajouté le ministre.

Des solutions de rechargement également prévues

L’un des points faibles empêchant les citoyens roumains d’acquérir ce type de véhicules reste la quasi absence d’infrastructures de recharge. Pour cela, le ministre de l’environnement, des eaux et forêt affirme que les investissements dans les infrastructures vertes vont être soutenus. « Nous allons arrivé à un appétit croissant de la part des Roumains seulement quand nous pourrons avoir des stations de recharges indifféremment d’où et jusqu’à où nous circulons », a complété le ministre.

Source : AGERPRES

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