Roumanie : lancement du premier billet sur lequel une femme est représentée

Billet 20 lei

A l’occasion de sa fête nationale, le 1er décembre, la Roumanie a officialisé le lancement public des billets de 20 lei. Il s’agit du premier billet du pays sur lequel est représenté une personnalité féminine : Ecaterina Teodoroiu. 

« Il s’agit d’une réponse à un intérêt public légitime, qui a trouvé un large soutien au niveau au sein de la société, soutenant l’égalité des genres et le rôle majeur des personnalités féminines dans l’histoire et la société roumaine », précise la Banque Nationale Roumaine (BNR) dans un communiqué adressé à l’agence AGERPRES.

Jusqu’à présent, les billets de la monnaie nationale roumaine, le leu, était édité en version de 1, 5, 10, 50, 100, 200 et 500 lei. Il y avait donc une place légitime pour ce billet de 20 lei (environ 4 euros), qui avait déjà fait une première apparition en 1881. Toujours ce 1er décembre, d’ailleurs, la BNR a lancé une édition limitée à 30 000 exemplaires d’une reproduction de ce billet de 20 lei qui peut être acheté pour la somme de 100 lei (environ 20 euros). 

Il s’agit plus d’un symbole pour le pays plutôt qu’une volonté de renforcer la monnaie nationale. La Roumaine est actuellement en processus de validation de son entrée dans la zone euro d’ici à 2024. Sa monnaie nationale, et donc ce billet, risque de rapidement disparaître. 

Ecaterina Teodoroiu mérite largement sa place sur la monnaie nationale. Considérée comme une héroïne nationale, cette roumaine née en 1894 est connue pour sa participation active à la Première Guerre mondiale. En tant qu’infirmière, elle n’hésita pas à se rendre sur le front pour aider à repousser les envahisseurs et soigner les victimes. Cette bravoure lui coûtera la vie puisque Ecaterina Teodoroiu tombera sur le champ de bataille le 3 septembre 1917 à l’âge de 23 ans. 

Source : AGERPRES

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Roumanie : Donner plus de responsabilités aux femmes augmenterait le PIB de 24Mds€

femme travaille

Le PIB de la pourrait augmenter de 8,7% par an jusqu’en 2030, soit de 24 milliards par an, uniquement si la Roumanie appliquait une politique d’égalité et d’incitation au travail pour les femmes. C’est en tout cas ce que montre le rapport publié par le cabinet McKinsey&Company intitulé : Gagnant-gagnant : Comment l’implication des femmes pourrait bénéficier à l’Europe Centrale et à l’Europe de l’Est.

Pour arriver à cette somme de 24 milliards d’euros par an, uniquement trois choses seraient à mettre en place. Augmenter de 550 000 le nombre de femmes actives sur le marché du travail. Augmenter d’une heure et trente minutes le temps de travail moyen des femmes et le recrutement du plus de femmes possibles dans les secteurs à forte production (Production, services financiers, immobilier, etc.)

En Roumanie, les femmes représentent environ 52% (10 millions) de la population totale, mais seulement 43% du marché du travail. 59% des femmes roumaines sont engagées, alors que la moyenne en Europe Centrale et de l’Est avoisine les 64%. Dans les pays nordiques, cette moyenne grimpe à 79%. Parallèlement, 78% des hommes roumains sont engagés. 

Plus de profits pour les entreprises ayant une équipe diversifiée à sa tête

Le rapport incite également les entreprises à accorder plus de responsabilités aux femmes. Argumentant que dans les 10 dernières années, une pondération plus importante de femmes dans les fonctions de direction à un lien direct avec la croissance des performances financières des entreprises. Les entreprises qui ont une équipe exécutive avec la plus grande diversité de genre enregistre une probabilité de 26% plus grande d’avoir un profit au-dessus de la moyenne par rapport aux entreprises moins diverses ou sans femme dans l’équipe de direction. 

En Roumanie, environ 21% des directeurs exécutifs sont des femmes. Ce qui est au-dessus de la moyenne des pays voisins où seules 8% des femmes atteignent ce type de position. D’un autre côté, 44% des entreprises les plus importantes d’Europe de l’Est n’ont aucune femme occupant un rôle exécutif. 

La Roumanie est loin d’être le plus mauvais élève d’Europe en termes d’égalité. C’est même l’un des pays avec le plus faible écart de salaire entre les hommes et les femmes. Mais ce rapport nous montre qu’il y a un gros potentiel de croissance de l’économie. 

Source : Agerpres

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