Category: Analyse

Eastrategies sur le plateau de BFM Business – #JMLECO à propos de l’Europe de l’Est

Marc Pascal Huot, directeur de Eastrategies, était l’invité de Nicolas Doze dans le cadre de l’émission #JMLECO sur BFM Business.

Le sujet : L’Europe de l’Est, un marché attractif pourtant mal connu et mal compris ! Marc nous offre un nouveau regard sur ces pays qui joueront un rôle majeur dans la relocalisation industrielles en Europe.

Retrouvez le lien vers BFM ici.

Vous souhaitez en découvrir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous aiderons à établir sur vos projets ont un avenir dans les pays d’Europe de l’Est.

Read More
Container ship arriving in port, container ship going to deep se

Consommer local, une nouvelle nécessité pour les entreprises

La crise du transport mondial, alimentée ces derniers jours par le blocage du Canal de Suez, renforce l’idée qu’un changement dans l’approvisionnement des entreprises est nécessaire. Heureusement, il existe des solutions.

Le monde de l’entreprise peut très facilement s’apparenter à un foyer. Afin de faire vivre ce foyer, il est nécessaire de s’approvisionner en aliments. Pendant des décennies, une course effrénée au prix le moins cher a été lancée. Ce qui a conduit à l’importation d’aliments produits dans des pays lointains. Une prise de conscience s’opère toutefois depuis plusieurs années avec la mode du « consommer local ». Les adeptes de ce nouveau type de consommation assument une augmentation de leur panier moyen, tout en ayant la satisfaction de savoir d’où viennent leurs produits et le plaisir de consommer des aliments de qualité.

Le monde de l’entreprise est très similaire. Durant des décennies, l’Asie a été la source de tous les approvisionnements, avec des prix défiants toutes concurrences. Mais voilà, avec la crise sanitaire que nous traversons en 2021, ces prix compétitifs ne suffisent plus. Pour un chef d’entreprise, il est devenu très difficile de rendre visite à ses fournisseurs. Il doit maintenant tout piloter à distance en espérant que tout se passe bien, ce qui n’est bien sûr pas acceptable.

Une importante crise de containers a quadruplé le prix du transport depuis la Chine vers l’Europe en seulement quelques mois, avec un délai de livraison rallongé. Le blocage du Canal de Suez n’est que la goutte d’eau qui montre les limites d’un système arrivé à saturation et qui ne devrait pas se redresser avant plusieurs années.

L’Europe dispose des ressources nécessaires aux PME

Alors comment modifier son approvisionnement dans ce contexte ? Il suffit, tout simplement, d’appliquer dans le monde de l’entreprise cette tendance du « consommer local ». Et quand on parle de local, à notre échelle, c’est bien évidemment de toute l’Europe qu’il est question. L’ensemble des pays européens ont les ressources pour fournir presque tout ce dont ont besoin les entreprises, quelques soient leur domaine d’activité.

En prenant l’exemple de la Roumanie, le pays dispose de toutes les industries nécessaires pour subvenir à des besoins dans le bois, la mécanosoudure ou le textile, par exemple. Une fois la barrière du coût (supérieur en moyenne de 20 à 30% par rapport à l’Asie) dépassée, tous les avantages de chercher des fournisseurs en Roumanie apparaissent clairement. A seulement 2h30 de Paris, ce pays est facilement accessible pour les entrepreneurs, même en période de Covid-19. Les coûts de transport sont limités et ne connaîtront pas de variation aussi importante que le transport maritime. Les délais de livraison seront également beaucoup plus rapides.

Les différentes industries de l’Europe de l’Est, qu’elles soient de production ou de service, sont dans les starting-blocks pour faire face à cette tendance qui se dessine. Le moment idéal pour se poser sur cette question et envisager un changement dans l’origine de ses fournisseurs. Mais c’est un sujet qui prend du temps, et nécessite beaucoup de recherche.

Ce temps, vous pouvez le gagner en faisant appel à des personnes spécialistes des marchés européens, qui seront vous donner les informations clés et vous trouvez les entreprises avec qui travailler. Alors, allez-vous choisir de subir en continu l’inflation du commerce mondial, ou allez-vous prendre en main le contrôle de votre production à l’échelle locale ?

N’hésitez pas à nous contacter pour programmer un simple rendez-vous afin de discuter des opportunités qui vous attendent en Europe de l’Est.

Read More
people map country Romania a vector

Analyse : Les prévisions de croissance en Roumanie jusqu’en 2024

Le rythme annuel moyen de la croissance économique en Roumanie est estimé à 4.7% sur la période 2021-2024, avec un pic estimé à 5% en 2023 d’après la Commission Nationale de Stratégie et de Prévision (CNSP). Le secteur le plus dynamique sera celui de la construction, avec un rythme de croissance de la valeur brut de 8.1% en moyenne par an.

Pour le secteur tertiaire, cette croissance est estimée à 4.2%, l’accent étant mis sur le développement de services moderne (IT, services pour les entrepreneurs, etc). Le secteur industriel profitera également de la relance de l’économie avec une croissance annuelle moyenne estimée à 4.8%.

La CNSP précise qu’elle base ses prévisions sur une absorption suffisante des fonds européens sur deux axes : le cadre financier afférent à la période 2014-2020 et le fond de redressement et de résilience lancé pour faire face à la crise. « Une modification du degré d’absorption pourrait conduire à un changement dans les deux sens en ce qui concerne la formation brute de capitaux », explique le document remis à l’agence de presse AGERPRES. Depuis son adhésion à l’Union Européenne, la Roumanie rencontre en effet des difficultés à absorber les fonds qui lui sont dédiés, par manque de projets structurants ou de capacité à les rendre conformes aux exigences. Le nouveau gouvernement élu en novembre compte bien faire de ce sujet une priorité pour les années à venir.

Par région, les meilleures évolutions sur attendues dans les régions du Sud-Est (Constanta), Sud-Muntenia (autour de Bucarest) et Sud-Ouest Oltenia (Craoiva). Le CNSP évoque une croissance annuelle moyenne supérieur à 5%. Pour la région du Sud-Est, la croissance se basera majoritairement sur l’industrie et la construction. Le taux de chômage arrivera à 3.9% d’ici à 2023, alors qu’il était de 4.2% avant la crise en 2019.

Région Sud Muntenia

Pour la région Sud Muntenia, l’évolution positive se base sur tous les secteurs d’activités, mais en particulier sur les constructions et les services. Au chapitre des risques est toutefois consignée une baisse de la demande pour l’industrie automobile (la région abrite un pôle important d’industrie du pays). Un autre risque est présent concernant la production agricole, qui dépend des conditions météorologiques. Celle-ci n’ont pas toujours été favorable ces dernières années. Sachant que la région représente 19% de la production agricole du pays, la météo pourrait fortement contribuer à la croissance, ou au contraire, lui mettre des plombs dans l’aile.

Région Sud-Ouest Oltenia

Pour la région Sud-Ouest Oltenia (Craiova), les pronostics de croissance se font également principalement dans le secteur de l’industrie et des constructions. La pandémie Covid-19 a eu un impact significatif sur l’industrie alimentaire, l’un des employeurs les plus stables et contribuant le plus au PIB de la région. La reprise devrait permettre de relancer cette industrie et de réduire le taux de chômage à 4.9% d’ici à 2024, contre 5.2% en 2019 avant la crise.

Région Nord-Est

La région Nord-Est (Iasi) devrait également connaître une croissance annuelle de près de 5%, mais les estimations sont plus difficiles à effectuer. Le document rapporte en effet que, bien que le Nord-Est soit la région la plus peuplée de Roumanie, c’est également la région qui connaît le plus fort taux de migration. La croissance sera donc en directe corrélation avec la baisse de la population résidente dans les années à venir. Il existe toutefois des perspectives positives dans les domaines des services, à Iasi et Bacau, et dans l’agriculture, A Botoşani et Vaslui.

Région Ouest

La région Ouest se démarque, non pas par sa croissance estimée à 4% par an, mais par son taux de chômage attendu à 2.2% pour l’année 2021. D’ici à 2024, le taux de chômage devrait même être de 1.3%, avec un record pour le département de Timiş à 0.8%. « Bien que l’économie soit forte, la région Ouest est confrontée actuellement à un taux élevé d’infections dans les rangs de la population, ce qui va impliquer une relance ralentie dans l’économie. Les restrictions régionales imposées vont se ressentir dans l’économie », rapport le document de la CNSP.

Dans la région Centre (Brasov), les pronostics sont de 4.9% de croissance annuelle sur l’ensemble de la période visée. Cette croissance sera soutenue par le secteur industriel et des services (ce domaine d’activité représente la plus grande part de l’économie régionale), suivis par les constructions. Les perspectives pourraient encore être meilleures dans le cas d’une année agricole favorable. Le chômage devrait monter jusqu’à 3.4% en 2021, avant de redescendre à 2% en 2024.

Eastrategies, présent en Roumanie depuis 30 ans, est à votre disposition pour accompagner la croissance de vos projets dans ce pays. Pour cela, il vous suffit de nous contacter.

Read More
Human hand is holding Electric Car Charging connect to Electric car

Les pays de l’Est s’emparent du marché des batteries pour l’industrie de l’électromobilité

voiture électrique

L’Europe de l’Est est devenu le fer de lance, pour l’Union Européenne, de l’industrie des batteries électriques destinées à l’électromobilité.

« La Hongrie est devenue le leader européen de la production de batterie », a affirmé en janvier le ministre hongrois de l’extérieur », Peter Szijjarto. Cette déclaration fait suite à l’annonce la société sud-coréenne SK Innoation, de la construction en Hongrie de la plus grande usine de fabrication de batteries électriques en Europe pour une valeur de près de deux milliards d’euros. Il s’agira de la troisième usine de l’entreprise dans ce pays.

La Hongrie n’est pas le seul pays de l’Europe de l’Est a s’impliquer dans cette nouvelle tendance de la mobilité. La Pologne ne compte pas moins de 61 usines de fabrications de batteries électriques. Elle se classe à la 3e place européenne derrière l’Allemagne (79 usines) et l’Italie (67 usines).

« La Pologne est arrivée dans le top des fournisseurs de l’industrie des voitures électriques. Elle est le cinquième producteur de composants et de batteries lithium-ion pour les voitures en Europe », expose Jan Wisnewski de l’association polonaise pour l’e-mobilité. Et ce n’est pas fini. L’entreprise suédoise Northvolt, qui souhaite devenir le concurrent direct de Tesla en matière de stockage d’énergie, va investir 165 millions d’euros dans leur usine de fabrique de batteries de Gdansk pour en faire l’une des plus grandes d’Europe.

Une bataille qui se disputera entre 3 pays spécialisés dans l’industrie automobile

Dans la course à la production de batterie pour le secteur automobile, qui sera en plein boom ces prochaines années, la Hongrie dispose toutefois de l’avantage de la présence des lignes de productions des grands constructeurs automobiles allemands, mais également du constructeur Suziki. La Pologne n’est toutefois pas en reste avec les marques Volkswagen, Fiat, Toyota et Opel.

Un autre acteur, moins connu dans le secteur automobile, mais parmi les groupes les plus puissants du monde, a annoncé un investissement de 700 millions d’euros dans l’extension de son usine de batterie électriques pour automobile. Il s’agit de l’entreprise sud-coréenne Samsung. Son concurrent, toujours Sud-Coréen, LG, est quant à lui présent en Pologne. LG vient également d’annoncer un nouvel investissement de 300 millions d’euros pour son usine polonaise.

La Slovaquie, acteur incontournable de la production automobile en Europe, a pris un léger retard face à la Hongrie et à la Pologne dans cette course à l’électro-mobilité. Mais des investissements sont à attendre, de la part des américains de Wildcat Discovery Technologies par exemple.

L’Europe de l’Est est depuis longtemps impliqué dans l’industrie européenne de la mobilité. L’ensemble des ces annonces d’investissements montre qu’elle n’a pas raté le virage de l’électrique et qu’elle se prépare à participer à un futur plus vert pour l’industrie automobile.

Vous avez un projet lié à l’électro-mobilité ? N’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions vous présenter les opportunités que vous offrirons les pays de l’Europe de l’Est.

Source : Mediafax.ro

Read More