Category: Analyse

L’économie digitale roumaine pourrait représenter 20% du PIB d’ici à 2030

économie digitale roumaine

L’économie digitale roumaine pourrait représenter au moins 20% du PIB d’ici à 2030, pour atteindre 50 milliards d’euros. Pour cela le pays doit concentrer sur l’accélération digitale et une économie basée sur la technologie. C’est ce que montre une étude réalisée par des experts de Factory 4.0 et Frames.

Du point de vue de la digitalisation, la pandémie est vue comme une opportunité qui permettrait à la Roumanie de bruler les étapes vers l’amélioration et l’augmentation des activités digitales. Cela entraînerait par conséquence une croissance économique significative liée à l’économie.

« Le temps pendant lesquel la Roumanie était attractive par les coûts réduits de la main d’œuvre est passé. Et les perspectives démographiques indiquent une accentuation des problématiques sur le marché du recrutement. Sans un focus sur le développement réel des compétences digitales, l’automatisation et la digitalisation des process, l’économie roumaine risque de perdre des points importants au niveau de la compétitivité », a déclaré Marius Hărătău, dans un communiqué remis par le manager de Factory 4.0 à l’agence AGERPRES.

Une croisse déjà importante par rapport au reste de l’Europe

En 2016, l’économie digitale représentait 6,9% du PIB roumain, soit 12 milliards d’euros. C’est un peu plus que la moyenne de la CEE, située à 6,5%. L’étude rendue par Factory 4.0 et Frames indique que l’économie digitale roumaine a enregistré une croissance cinq fois plus rapide que celle des principales puissances économiques européennes.

Les perspectives sont donc immenses. Il faudra pour cela une implication des autorités qui ont commencé pendant la crise la digitalisation des institutions.

Que vous souhaitiez accompagner les entreprises roumaines dans leur digitalisation, ou que vous souhaitiez bénéficier de services de qualité depuis la Roumanie pour votre entreprise, laissez-nous vous accompagner : https://www.eastrategies.fr/contact/

Source : AGERPRES / Factory 4.0

Read More

La Roumanie met un frein aux investissements agricoles étrangers

terrain agricole

L’achat de terrains agricoles roumains par des étrangers va devenir beaucoup plus difficile à partir du 13 octobre 2020. La loi qui réglemente l’achat et la vente de terrains agricoles (hors zone urbaine) a été modifié pour offrir la priorité à certaines catégories d’acheteurs. Cette loi se fait au détriment des investisseurs étrangers. Une liste d’acheteurs prioritaires a été définie et ceux qui voudront revendre leur terrain avant 8 ans à compter de la date d’achat devront payer une taxe pénalisante.

Jusqu’au 13 octobre 2020, la liste des acheteurs prioritaires était la suivante :

  • Copropriétaire ;
  • Détenteur d’un bail d’exploitation du terrain ;
  • Propriétaire d’un terrain voisin ;
  • Etat roumain.

A cette liste s’ajoute maintenant les catégories suivantes :

  • Parents au premier degré ;
  • Parents et parents par alliance jusqu’au troisième degré ;
  • Propriétaire d’investissements agricoles ;
  • Jeunes fermiers ;
  • Personnes physiques résidentes de la commune à laquelle est rattachée le terrain, ou des communes voisines ;
  • Académie des sciences agricoles et autres unités de recherche.

La résidence en Roumanie devient un quasi indispensable

Concernant les détenteurs d’un bail d’exploitation, une nouvelle condition de taille apparaît. Sont éligibles uniquement les personnes physiques ou personnalités juridiques qui ont eu leur domicile ou résidence en Roumanie au cours des cinq dernières années. Dans le cas des personnalités juridiques, il est nécessaire que celles-ci soient contrôlées par des personnes ayant leur domicile/résidence en Roumanie.

Une autre priorité spéciale est accordée aux personnes physiques et personnalités juridiques qui prouvent leur résidence en Roumanie depuis 5 ans, et démontrent une activité d’au moins 5 ans dans le domaine agricole. Pour les personnalités juridiques, au moins 75% des revenus totaux des cinq dernières années fiscales doivent être issus d’activités agricoles. De plus, les associés et actionnaires qui détiennent le contrôle de ces personnalités juridiques doivent avoir leur domicile de ces cinq dernières années en Roumanie.

Toutes ces nouvelles conditions, qui visent à favoriser les investissements nationaux, vont rendre les transactions plus complexes. Il n’est donc pas impossible pour un investisseur étranger d’acheter une terre agricole en Roumanie, mais les possibilités sont réduites.

80% de taxe si le terrain est revendu moins de 8 ans après son achat

De plus, une nouvelle règle décourage la vente directe ou indirecte des terrains dans les huit années qui suivent son acquisition. Dans le cas d’une vente prématurée, le vendeur sera obligé de payer une taxe de 80% sur la différence entre le prix de vente et le prix d’achat initial du terrain. Il est donc envisageable que les prix des terrains agricoles hors zone urbaine explosent pour compenser cette taxe par un prix de vente plus important.

Une autre difficulté peut se présenter dans le cas d’une vente consolidée de plusieurs terrains. Qu’adviendra-t-il de la vente si un agriculteur voisin se porte acquéreur prioritaire pour l’un des lots, celui du milieu par exemple ? Des clarifications sont encore attendues à ce sujet. Les premières ventes effectuées après le 13 octobre seront analysées à la loupe pour déterminer les conséquences exactes de cette modification de loi.

Pour les investisseurs étrangers, il est d’autant plus important de trouver un partenaire local capable de les accompagner sur ce type de dossiers complexes. Eastrategies se tient à votre disposition pour répondre à toutes vos questions à ce sujet et pour vous accompagner dans vos investissements en Roumanie.

Source : economica.net

Texte légal : Loi nr. 175/2020

Read More

Les raisons des manifestations contre le gouvernement en Bulgarie

Bulgarie sofia

Depuis plus de 40 jours, des milliers de manifestants réclament la démission du gouvernement bulgare. Ces manifestations se traduisent le plus souvent par le blocage des artères principales de la capitale, Sofia, mais également de certains bâtiments publics.

Tout à commencé le 11 juillet, lorsque des perquisitions ont lieu au siège de la présidence bulgare. Le président Roumen Radev, soutenu par le parti socialiste d’opposition, a immédiatement demandé la démission du gouvernement conservateur de Boïko Borissov, qu’ils qualifient de « mafieux ». Le lendemain, des milliers de manifestants descendent dans la rue. Ils reprochent à la justice d’attaquer l’entourage du chef de l’Etat, et non pas l’oligarchie considérée comme corrompue dans ce pays.

Au deuxième jour de manifestation, deux jeunes sont hospitalisés. Les manifestations s’accentuent et pointe du doigt les violences policières.

Des pas en arrière jugés insuffisants

A la fin de la première semaine de manifestation, les trois ministres bulgares des Finances, de l’Economie et de l’Intérieur présentent leur démission. Les manifestants continuent de réclamer la démission complète du gouvernement, au pouvoir depuis 10 ans, et la tenue d’élections anticipées. Une motion de censure est déposée par l’opposition socialiste au parlement, mais n’aboutit pas.

Après la démission de certains de ses ministres, le chef du gouvernement Boïko Borissov propose le mercredi 5 août de démissionner, seulement si cela permet à la majorité de rester au gouvernement jusqu’au prochaine élections de mars 2021. Les manifestants restent fermes sur leur position et réclament la démission complète du gouvernement. Même la proposition du premier ministre de modifier la constitution pour limiter l’influence des oligarques ne change rien.

Parallèlement, des contre-manifestations s’organisent. Certains citoyens bulgares s’exaspèrent du blocage des grandes villes du pays et se font entendre. Une pétition signée par 5 000 personnes demande le retrait de ces blocages illégaux.

En plus des manifestations quotidiennes, qui ont généralement lieux le soir, une grande manifestation contre le pouvoir est annoncée pour le mercredi 2 septembre.

Sources :

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/11/en-bulgarie-le-chef-de-l-etat-appelle-a-la-demission-du-gouvernement_6045955_3210.html

https://fr.euronews.com/2020/07/18/bulgarie-9eme-jour-de-manifestations-contre-le-gouvernement

https://www.euronews.com/2020/08/06/bulgarian-pm-borissov-s-offer-to-step-down-fails-to-deter-protesters

https://www.novinite.com/articles/205759/Protests+in+Bulgaria%2C+Day+43%3A+Protest+and+Counter+Protest+with+a+Petition

Retrouvez également ici l’actualité économique en Europe de l’Est.

Read More

Roumanie : Comment déduire la TVA sur les livraisons intercommunautaires de biens

TVA sur les livraisons intercommunautaires de biens

Pour déduire la TVA sur les livraisons intercommunautaires de biens depuis la Roumanie, une série très précise de documents est à prendre en compte.

Les livraisons intercommunautaires désignent les livraisons de biens qui sont transportés, par le fournisseur, d’un Etat membre de l’UE vers un autre Etat membre.

La déduction de la TVA pour les livraisons intercommunautaires de biens se justifie par les documents suivants :

  • Facture sur laquelle doit être mentionnée le numéro de TVA intracommunautaire attribué à l’acheteur d’un autre Etat membre ;
  • Document qui atteste que les biens ont été transportés de la Roumanie vers un autre Etat membre ;
  • Selon le cas, tout autre document comme : contrat / commande / document d’assurance.

Dans le cas où le transport des biens est assuré par le fournisseur, il convient d’ajouter :

  • Au moins deux de ces documents :  convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR) signé / Connaissement / Facture de transport aérien ou facture du transporteur ;
  • OU au moins un des documents mentionnés ci-dessous, plus un de ces documents : police d’assurance, extrait bancaire, facture du dépôt, document émis par une autorité publique (ex : notaire)

Dans le cas où le transport des biens est assuré par un transporteur tiers, le dossier se complétera avec :

  • Une déclaration de l’acheteur à destination du fournisseur qui atteste de la réception des biens. Cette attestation doit être fournie jusqu’au 10 du mois suivant la livraison. Elle doit contenir les informations suivantes : date d’émission, nom et adresse de l’entreprise, quantité et nature des biens, date et lieu de la réception des biens (en cas de livraison par transport, numéro d’identification du moyen de transport) et identité de la personne qui accepte les biens au nom de l’acheteur.  
  • PLUS au moins deux de ces documents :  convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR) signé / Connaissement / Facture de transport aérien ou facture du transporteur ;
  • OU au moins un des documents mentionnés ci-dessous, plus un de ces documents : police d’assurance, extrait bancaire, facture du dépôt, document émis par une autorité publique (ex : notaire)

Le délai pour fournir ces documents est de 150 jours à partir de la livraison des biens. En cas de contrôle fiscal et de dépassement de ce délai, les autorités peuvent obliger l’entreprise à collecter et payer la TVA à la date de la livraison des biens.

N’hésitez pas à faire appel à nos équipes pour accompagner votre développement en Roumanie.

Read More